Après la récolte du teff
Les agriculteurs éthiopiens travaillent le sol à l'araire
Meules de teff.
Acacias caractéristiques des basses terres plus chaudes
INJERA, plat national éthiopien à base de Teff.
Jeunes fruits d'Opuntia ou figues de Barbarie, "bélès" en Tigrinya
Les yeux de la tendresse
Que c'est bon un câlin !
Enfants burkinabé
Paysage du sud Gonder
Eglise éthiopienne du Tigray
Rencontre...
Marché dans le nord du Wollo
Godjo (maison ronde traditionnelle)
Dromadaires afars dans le Wollo
Eglise dans le Gojam
Voûte nubienne, aux multiples intérêts, dans l'extrême sud du Burkina
Procession vers l'Eglise en habits traditionnels
Paysage du Gojam
Demoiselles d'honneur à GONDER
Pêcheur à l'épervier sur le lac de HIKE (Wollo)
Tout ce qu'il faut pour un voyage agréable sur les pistes du Burkina !

Adopter en Ethiopie

Adopter en ETHIOPIE

Il n'est plus possible d'adopter en Ethiopie, suite a décision du ministère des affaires étrangères :

 

La Mission de l’adoption internationale (MAI) informe les candidats à l’adoption en Éthiopie qu’en date du 22 avril 2016, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international a adressé un courrier à Mme Zenebu TADESSE, ministre des Femmes et des Enfants en Éthiopie, annonçant la suspension des adoptions internationales jusqu’à la mise en place des réformes législatives et institutionnelles engagées par ce pays.

D’autres pays d’accueil tels que l’Allemagne, la Belgique francophone, le Danemark l’Espagne, l’Irlande, la Suède et la Suisse ont déjà suspendu les adoptions en Éthiopie.

Cette décision intervient à la suite de la mission de la MAI en Éthiopie effectuée du 10 au 12 février dernier. Lors de cette mission, la MAI a rencontré la ministre des Femmes et des Enfants pour faire un état des lieux sur la situation de l’adoption. Le constat a été fait conjointement de la nécessité de suspendre les adoptions internationales pour garantir l’éthique et la sécurité juridique des procédures et afin d’encourager les prises en charge locales alternatives à l’adoption internationale.

Seules les procédures des familles apparentées à des enfants éthiopiens avant le 22 avril 2016 et dont la liste nominative a été transmise aux autorités éthiopiennes ont reçu un accord de principe de la ministre éthiopienne. Ces procédures sont autorisées à se poursuivre par l’intermédiaire des opérateurs. En ce qui concerne la situation des enfants déjà adoptés et arrivés en France, les OAA assureront leur suivi et transmettront les rapports de suivi dans le respect des exigences de la législation éthiopienne en la matière.

Les critères du pays :

  • Etre un couple marié depuis au moins 2 ans ;
  • Les candidatures de personnes célibataires ne sont pas retenues ;
  • Ne pas avoir plus de quarante ans de différence d’âge avec l’adopté ;
  • Disposer de revenus équivalents à deux SMIC nets mensuels ;
  • Que le couple ait ou non des enfants au foyer ne constitue pas un critère de sélection en Ethiopie.

Les enfants éthiopiens :

Les enfants éthiopiens adoptables, qui sont confiés ces dernières années à l’association, sont le plus souvent des enfants trouvés abandonnés. De fait, il s’agit de petits bébés, assez souvent prématurés, parfois dénutris et très faibles lors de leur recueil. Les autorités éthiopiennes privilégient maintenant au maximum le maintien des enfants orphelins dans la famille élargie ou en structure. Ainsi, très peu d’enfants de plus d’un an nous sont maintenant proposé à l’adoption.

L’état de santé des enfants :

Il ne peut faire l’objet d’un bilan complet et sophistiqué. Les tests de dépistage du SIDA, de l’hépatite B, de la Syphilis et une radiographie pulmonaire sont effectués systématiquement. Une visite médicale est effectuée à l’admission de l’enfant dans le centre de recueil et elle est obligatoire pour l’obtention du visa. Les enfants éthiopiens ont en général des problèmes de teigne, de gale et des parasites intestinaux à traiter après leur arrivée en France. L'O.A.A. exige des familles qu’elles fassent procéder à un bilan de santé complet dans un délai de quinze jours suivant l’arrivée de l’enfant. La pandémie de SIDA affecte toujours fortement l’Ethiopie. Du fait des moyens thérapeutiques dont disposent les pays développés, les autorités éthiopiennes acceptent de confier en adoption les enfants sidéens. La présence de frères et sÅ“urs, demi-frères et demi-sÅ“urs non adoptables car trop âgés est assez fréquente, quand il s’agit d’enfants grands orphelins ; L’association ‘Les Amis de Reine de Miséricorde’ les prend en charge dans le cadre de son activité de parrainage (www.jeparraine.com).

Le recueil des enfants :

Après leur abandon ou le décès de leurs parents, les enfants sont répertoriés par les ‘kébélés’ (délégués des quartiers) qui en réfèrent aux Services locaux du Ministère des Affaires Féminines. Puis ils sont recueillis temporairement par des proches, par les sœurs Missionnaires de la Charité ou directement pris en charge, après autorisation administrative, au sein de l’une des structures de l'ONG locale BETHE HITSANAT, partenaire de l’organisme d'adoption. Ils y séjournent le temps nécessaire que leur adoptabilité soit établie et que la procédure d’adoption aboutisse au jugement, à la suite duquel ils peuvent rejoindre la maison de l’OAA à Addis-Abeba où ils sont préparés à leur nouvelle vie dans une ambiance familiale et chaleureuse.

L’histoire de l’enfant :

Il est souvent difficile pour un étranger qui n’a jamais visité l’Ethiopie de mesurer l’ampleur du fossé qui sépare le niveau de développement de nos deux pays et les pratiques héritées de nos cultures respectives. Pourtant cette réalité est primordiale pour comprendre que :

La plupart des enfants adoptables n’ont aucune existence légale. Ils ne sont enregistrés, pas plus que leurs parents, sur aucun registre d’état civil. Ils ne possèdent aucun papier d’identité. Leurs parents et famille se déplacent et quittent leur lieu de résidence sans qu’aucun organisme n’en soit informé. La notion de temps est très relative et celle de projet ne se fait que dans le très court terme. L’enfant, même s’il est généralement respecté, n’est pas considéré comme ayant droit de savoir et de décider ce qui concerne sa propre vie. Les liens sociaux et familiaux sont détruits par la misère.

Il découle de tout cela que ce que nous savons de l’histoire de l’enfant est généralement très sommaire et se résume pour les enfants trouvés aux peu d’éléments indiqués dans l’enquête de police. Pour les enfants orphelins, les informations résultent d’une rapide enquête des services sociaux, du Ministère des Affaires féminines, qui recueillent le témoignage de voisins, tuteurs ou de membres de la famille. Il est par exemple quasi impossible de retrouver la trace d’un père parti chercher du travail dans une autre ville, disparu sans motif. L’enfant adopté assez grand pour avoir des souvenirs, lorsqu’il commence à parler français, est souvent celui qui apporte le plus d’informations quant à son début de vie.

Les délais :

Il s’écoule un délai de 12 à 24 mois environ entre la remise du dossier complet par la famille à E.R.M. et l’arrivée du ou des enfants. Ce délai est moindre pour les enfants dits à « particularités Â».

Coût de l’adoption : voir la feuille coût de l'adoption.